Les projets

Etre implantés en Aquitaine nous permet de questionner à nouveau notre rapport à la transmission et à la création.

Comment mettre en résonances, dans des projets au long cours, nos aspirations et nos forces de travail : la nécessite artistique, le rapport au public, l’échange, la mixité des formes et l’implication sur un territoire ?

C’est avec les gens que nous rencontrons, avec ces « publics » porteurs de diversité, (ceux qui viennent à nous, ceux que nous prenons par surprise comme ceux qui ne peut se peuvent se déplacer…) que nous désirons bâtir des choses.

Dans ces aventures mêlant échange, création et transmission, c’est le croisement d’expériences que nous voulons explorer : Laisser la place à la particularité de chaque individu essayer d’éloigner la notion de « clé en main » pour cheminer davantage avec le vécu de chacun.

Avec des enfants, des adolescents, des seniors, des prisonniers, des personnes en situation de handicap… Confronter nos univers, nous questionner, inventer des propositions spécifiques dans un esprit de collaboration et de découverte en plaçant la rencontre avec l’autre comme point de départ d’un processus qui conduit à l’enrichissement mutuel. »

 

Intérieurs

« Qu’est-ce que contient un corps cloisonné entre quatre murs ?

Prendre en compte l’individualité de personnes qui vivent en communauté contre leur gré ou par défaut. Celles qui, de par leur âge, leur condition physique ou leurs actes subissent une situation d’enfermement, d’isolement ou de repli et n’ont momentanément ou de manière définitive, plus de « chez soi »

Comment édifier sa propre maison lorsqu’on en est privé ?

Que ce soit en maison de retraite, en milieu carcéral ou en hôpital : fouiller les corps pour édifier sa propre maison dont on est privé en projetant ses rêves, ses désirs, ses désillusions, ses craintes et ses peurs »

 

Opération « Commandos »

L’opération « commandos » est une action destinée à un public scolaire qui se déroule en 2 phases. La première consiste à offrir une carte blanche à un petit groupe d’artistes au sein d’un établissement (collège ou lycée) . Durant trois jours, la cour, la cantine, le gymnase, les couloirs, les salles de classes deviennent des aires de jeu où les artistes peuvent proposer des formes existantes comme des formes improvisées sur place, inspirées de la vie de l’établissement. La deuxième phase s’appuie sur la pratique circassienne avec des élèves volontaires. Il s’agit d’accompagner ce groupe tout au long de l’année dans plusieurs ateliers de cirque puis dans la préparation d’un spectacle. Ce projet s’appuie sur les valeurs que véhiculent le cirque: écoute, partage, prise de risque et persévérance mais aussi imagination et créativité.  Il permet aux jeunes de faire le plein de sensations, d’éprouver la confiance, s’appuyer sur les autres tout en laissant quelques heures leurs Smartphones de côté.

 

Atelier du spectateur

Cet atelier a pour but d’accompagner des enfants et des jeunes dans un parcours global autour du spectacle vivant et des arts du cirque en particulier.

Dans un esprit d’échange d’expériences et de débats, des rendez vous réguliers sont organisés autour de répétitions, de spectacles, de visites de lieux, d’ateliers de pratique et de rencontres d’artistes divers afin que chacun puisse entrevoir les différents aspects que comporte la création artistique.

En favorisant le développement de la parole individuelle et collective autour de la critique. Il s’agit de provoquer l’imaginaire, de stimuler l’esprit analytique, de former le jugement et de favoriser l’expression des plus jeunes. Nous espérons aiguiser le regard « spectateur » et susciter l’envie de retourner au spectacle : faire germer, à notre échelle, un public pour aujourd’hui et pour demain.

 

Accompagnement artistique

Les membres de la compagnie développent avec des jeunes amateurs ou préprofessionnels des projets qui, au-delà de l’apprentissage des techniques de cirque, mettent en jeu la prise de risque artistique et l’écriture conjointe d’un spectacle :
Au Centre National des Arts du Cirque (Châlons-en-Champagne) le collectif AOC a coordonné la mise en piste de travaux d’étudiants et conduits des semaines de recherche autour du répertoire et du processus de création du collectif AOC.

A l’école de cirque de Bordeaux, il intervient ponctuellement autour de la construction collective de séquences avec les arts du cirque, sur sa mise en jeu et en espace.

Au Laos (2006-2009): développement d’un projet avec Cultures France, le Cirque National Lao et le CCCL de Vientiane : « Deux continents totalement éloignés culturellement et socialement se rejoignent, se heurtent, s’amourachent . Un coup de foudre pour cette jeunesse avide de découvertes, de partage, de renouveau et leur envie folle de plonger dans un monde artistique où l’expression est reine. »

Aux Pays-Bas à l’école Codarts (Rotterdam) en 2010 : encadrement de la seconde année d’étude pour trouver un langage commun à ce groupe et travail autour d’une écriture essentiellement aérienne et chorégraphique. En 2012 : encadrement de cette même promotion, cette fois-ci sortante, pour aborder une écriture plus dramaturgique. En 2016 : mise en scène du spectacle de sortie des élèves de quatrième année

Avec le PPCM de Bagneux (Plus Petit Cirque Du Monde) de 2012 à 2014 : accompagnement du projet « Hip Cirq Europ » : un dispositif international transdisciplinaire (arts du cirque, danses hip-hop et cultures émergentes) en faveur de la professionnalisation des jeunes artistes et de la reconnaissance des cultures des jeunes européens issus des quartiers prioritaires : 11 jeunes artistes européens et 2 chorégraphes réunis autour de la création d’une forme artistique modulable qui intègre en parallèle et au sein du spectacle, un travail de transmission aux amateurs sur chaque territoire. En 2015/2016 : direction artistique du projet Antipodes : un laboratoire de coopération et de recherche artistique mené en France métropolitaine, Guadeloupe, Chili et Madagascar débouchant sur une création multiculturelle.

 

Quel cirque ?!

Le spectacle « Quel Cirque ?! » est issu du désir de créer « autrement » en mettant en place une co-construction entre écoles, structures culturelles et compagnie afin de créer un lien tout au long du processus créatif

Une nourriture commune, générée par neuf résidences avec des classes partenaires, enrichit la construction de la forme et prends le temps du retour sur expérience.

En se rendant à plusieurs reprises dans ces classes, l’équipe dialogue autour du travail en cours pour le faire évoluer. Le groupe devient moteur de création en se positionnant d’abord comme participant et ensuite comme critique. Plus tard, les enfants observent les changements et affutent leur regard tout en suivant le processus. Ils sont amenés à parler de compréhension, de sensation, d’émotion. Enfin, ils reçoivent la forme « finie » et peuvent y trouver une part plus ou moins visible de leur participation.